La revue Chronic'Art du mois de mars 2008 propose un portrait de William Gibson. Ecrivain américain, père du mouvement Cyberpunk, mouvement littéraire qui aurait pressenti le réseau. Il déclare dans cette interview : « Aujourd’hui, en écrivant, je me soucie beaucoup de la façon dont les gens peuvent chercher sur Google des lieux ou des noms apparaissant dans mon texte. Je rédige dorénavant avec la conscience que ce que j’écris sera sans doute Googler. C’est une prise de conscience et un potentiel narratif authentiquement inédit ». William Gibson ne dit pas précisément les conséquences concrètes de cette idée sur son écriture, mais il est clair que Google intervient ici directement sur une écriture réelle. C’est un peu comme si le monde réel se nourrissait de Google pour s’adapter à lui.