KnowledgeWorkerAvec comme sous-titre « La gestion des connaissances au cœur de l’entreprise 2.0 », cet ouvrage remarquable nous donne les clés pour optimiser la gestion de son temps, éviter le plus possible la surabondance d’information et présente les meilleurs outils du web 2.0 pour y parvenir. Il aborde également comment l’utilisation des technologies 2.0 intégrés à l’entreprise, induisent une réelle gestion des connaissances, et peuvent lui permettre de gagner en réactivité et en compétitivité. La lecture de cet ouvrage est tout simplement indispensable pour tout documentaliste travaillant en entreprise. Mais il est destiné à un public plus large, à savoir à tous les « travailleurs du savoir ». C’est-à-dire à tous les individus amenés à gérer de l’information. Que ce soit ceux qui appliquent la connaissance existante à travers des processus de l’entreprise, ou bien ceux qui créent de nouvelles connaissances en manipulant l’information pour développer de nouvelles solutions à un problème donné. 

Avec quels outils les « travailleurs du savoir » sont-ils le plus productif ?

Les travailleurs du savoir utilisent les technologies 2.0 pour améliorer leur propre productivité. En écrivant sur leurs blogs ou sur les wikis, les travailleurs du savoir utilisent les technologies 2.0 pour leurs propres besoins. Et si ces technologies 2.0 sont déployées en entreprise, ils participent en même temps à la construction des connaissances en interne. On parle dès lors de Knowledge Management. De façon innée, ils partagent des idées, des avis, des expériences, ils entretiennent leur réseau et forment des communautés. En échangeant sur une problématique dans un réseau social d’entreprise, les travailleurs du savoir font émerger « des solutions composites qui combinent les propositions de chacun en un tout supérieur à l’ensemble des parties ». Le tout fait émerger une « intelligence collective » très profitable pour l’entreprise. C’est un jeu gagnant-gagnant pour les deux parties. Et pour augmenter l’efficacité du système, il faut accroître les interactions entre les individus, augmenter leur interdépendance, etc.

"The most valuable asset of a 21st century institution will be its knowledge workers and their productivity" - Peter Drucker.

Qu’est-ce que l’entreprise 2.0 ?

L’entreprise 2.0 a pour objectif de mieux capturer et de mieux partager les connaissances dans l’entreprise, ainsi que de favoriser une intelligence collective plus effective. Selon Bertrand Duperrin, l’entreprise 2.0 consiste en « la mise en œuvre d’un ensemble de moyens permettant l’éclosion de dynamiques portées par les individus dans le but d’adapter l’entreprise aux enjeux de l’économie de la connaissance et aux évolutions sociétales, sous contrainte de sa culture et de son contexte ». Mais les technologies 2.0 n’entreront dans les organisations et n’y joueront leur rôle de levier pour la compétitivité qu’à partir du moment où elles seront décrétées et appuyées par la hiérarchie. Soit les services informatiques et la sécurité interne accepteront l’utilisation d’un certain nombre d’entre eux dans le cadre professionnel, soit on installera leur équivalent en interne. On peut alors imaginer chaque travailleur de l’information doté d’un environnement de travail personnalisé, constitué d’une « boîte à outils 2.0 », dans lequel il piochera en fonction de ses besoins. Il peut faire appel à son réseau, piloter l’ensemble de ses activités et devenir mobile et efficace.

Et demain ?

Les travailleurs du savoir évolueront dans un environnement où l’informatique ambiante fournira alertes et conseils tout en apprenant les habitudes de chacun. Les manifestations de l’intelligence ambiante seront intrusives et se présentera sous la forme de sollicitations commerciales. Les services mobiles apportent déjà de nombreuses possibilités d’activités, avec de nouvelles données à prendre en compte ou à traiter. A quoi s’ajoutent des interruptions chronophages comme l’e-mail, les appels, les sms, etc. Dès lors apparaîtront des stratégies individuelles de gestion des flux ambiants de données pour contenir la surabondance interactionnelle et informationnelle. Dans un univers où la connexion sera par défaut, la valeur se déplacera de l’accès et de l’information vers le service et la gestion des flux. Nous pourrons ainsi les maîtriser et les exploiter. Les professionnels de l’information se transformeront en professionnels des flux, capables de détecter des signaux faibles dans d’immenses quantités de données.