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18 novembre 2024

Le métier de documentaliste continue de se transformer

A chaque nouvelle grande innovation technologique (ou disruption) - l’internet, les réseaux sociaux et maintenant l’IA - les bibliothécaires se demandent s’ils vont être dépassés ? Et pourtant, les bibliothèques existent toujours et sont beaucoup utilisées par les étudiants. Le métier de documentaliste, quant à lui, poursuit son élargissement vers des orientations plus techniques (data curator, data scientist, prompt engineer) ou bien juridiques (assistant d’un avocat, expert en e-procedures, DPO (data protection officer), compliance officer  - contrôle des risques et des normes). De plus, les dimensions de gestion de projet ou de conseil/consulting sont de plus en plus demandées par les employeurs. 

Toujours centrés sur une réponse adaptée aux besoins des utilisateurs, les métiers de l’information ont en commun le même ADN : recueillir, traiter et diffuser. Il s’agit d’effectuer des tâches par des professionnels pour des utilisateurs finaux. Au niveau des besoins, des tendances se font jour comme l’importance de l’utilisation de vidéos pour une rapide assimilation des informations, ainsi que des visuels (synthèse des informations essentielles en une image). Un outil comme "Datawrapper" permet cette « datavisualisation ». Un outil comme "Resoomer" permet de tirer les idées principales d’un texte. 

Le professionnel de l’information se doit de faire appel à l’intelligence artificielle générative dans ses pratiques. Les avantages sont l’automatisation des tâches comme les résumés de textes, des recherches plus précises, des traductions, du classement, etc. Le documentaliste doit démontrer à ses utilisateurs qu’une approche professionnelle dans la vérification des sources pour la validation de l’information est cruciale de nos jours. De mauvaises pratiques des étudiants à ce niveau sont constatées dans les milieux académiques. Le documentaliste adopte des bonnes pratiques, reconnaît les fausses informations et s’assure ainsi de la fiabilité du résultat mis à la disposition des utilisateurs. 

L’IA générative apporte des avantages mais aussi peut conduire à un rapport à la vérité qui s’en trouve transformé. Il faut donc se servir de l’IA générative, mais aussi s’en protéger. Les professionnels de l’information apportent une plus-value comparativement à l’IA par une contextualisation de la question de l’utilisateur, la personnalisation de la réponse au besoin exprimé et aussi la confrontation de différents points de vue. 

Enfin, des considérations écologiques sont également à intégrer dans les pratiques documentaires. Compte tenu de l’émission importante en CO2 d’une recherche via l’IA générative par rapport à une recherche sur Google, il n’est pas systématiquement nécessaire d’utiliser la méthode la plus polluante pour obtenir une réponse à une question simple. De plus, une meilleure maîtrise des ressources documentaires disponibles diminue le recourt à des technologies de recherche polluantes.

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