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ActuDoc - Information, documentation et technologies web

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17 juin 2026

Les LLM donnent une réponse dont vous connaissez moins facilement la qualité

“Les IA apprennent par imitation, et les LLM reproduisent de façon probabiliste sans expliquer. On pense que les LLM sont plus efficaces que les moteurs de recherche. En réalité, les LLM donnent plus facilement une réponse dont vous connaissez moins facilement la qualité. Cela signifie que vous acceptez délibérément de vous déposséder d’une partie de votre esprit critique. Pour les plus jeunes, c’est une machine à décerveler. Je pense que l’Occident avance sans réfléchir. »

 

Source : idées résumées de Jean-Marc Jancovici dans une interview de 2025

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9 juin 2026

Le chatbot "Uncensored AI" propage des théories du complot sur l'Europe

"Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser des chatbots d’IA dans notre vie quotidienne, que ce soit pour demander des conseils, nous aider dans notre travail ou faire des recherches. Mais que se passe-t-il lorsque ces chatbots se mettent à diffuser de la désinformation et des théories du complot ?

 

On sait qu’il faut être prudent lorsqu’on utilise des chatbots d’IA, car ils commettent assez fréquemment des erreurs factuelles. Mais NewsGuard a découvert qu’un chatbot baptisé « Uncensored AI » est délibérément utilisé par des comptes conservateurs très suivis sur les réseaux sociaux pour diffuser des affirmations farfelues tout en semblant crédibles."

 

Source : article d'Euronews

4 juin 2026

Les mécanismes de la guerre informationnelle

14 mai 2026

L'intelligence artificielle devient-elle une commodité comme une autre ?

L'IA n'est plus un sujet de recherche complexe réservé aux experts. Elle devient de plus en plus utilisée comme une commodité, c'est-à-dire un outil standard, simple et omniprésent dans le quotidien de chacun. Elle sera de plus en plus intégrée dans nos outils numériques, pour les entreprises comme pour les particuliers.

 

Pour l'entreprise

L’intelligence artificielle générative est désormais inscrite dans les outils de travail intellectuel. Pour une entreprise, c'est une capacité nouvelle à absorber des milliers de pages, générer des pistes, comparer des solutions, prototyper un service, simuler des scénarios, préparer des variantes. Une entreprise industrielle peut mieux documenter ses processus, optimiser sa maintenance, analyser ses incidents qualité. Une biotech peut explorer davantage d'hypothèses. Un entrepreneur isolé peut tester des idées qui auraient semblé trop coûteuses quelques années plus tôt. Dans le secteur informatique, le constat est clair : chaque éditeur de logiciel, chaque constructeur a intégré l'IA à son catalogue. Copilot ici, agents IA là, GPT partout. L'IA est partout, mais les résultats ne suivent pas. Entre les promesses des uns et les attentes parfois déçues des clients, le chemin est étroit.

 

"La valeur ne réside plus dans l'accès à la technologie elle-même, mais dans la manière spécifique dont on l'intègre pour répondre à des besoins concrets."

 

Pour l'individu

L'IA devient un dispositif désormais inscrit « par défaut » dans l'écriture et la réflexion. L'IA y est présentée comme une commodité d'usage dont on dépend presque inconsciemment pour relire des brouillons, structurer des idées ou rédiger des courriels, rendant son usage indissociable de la condition contemporaine de tout un chacun. Cela ne veut pas dire que tout devient facile, ni que l'intelligence humaine devient secondaire. Au contraire, quand une ressource devient abondante, la rareté se déplace. Si tout le monde a accès à des modèles puissants, l'avantage ne viendra pas du simple fait "d'utiliser l'IA". Il viendra de la qualité des données, de l'expertise métier, de la compréhension fine du client, de la capacité à poser les bonnes questions, à vérifier les réponses, à décider malgré l'incertitude.

 

La dépendance

Notre époque est marquée par la rapidité des transformations technologiques. Une part de la difficulté tient à ce que nous sommes en relation de dépendance avec ces outils, sans toujours en avoir conscience. L'IA devient une sorte de commodité cognitive, comme l'électricité l'est devenue pour l'énergie, ou le cloud pour la puissance informatique. Si l’on regardait vraiment l’IA, on ne pourrait plus la traiter comme une présence étrangère commode dont on use sans la saluer. On serait obligé d’en penser le statut, les conditions de production, les effets concrets, et de modifier en retour son propre rapport à l’écriture et à la pensée.

 

"Le privilège ne sera peut-être plus de savoir beaucoup de choses, mais de savoir quoi demander, quoi croire, et surtout quoi en faire."

 

Conclusion

L'âge de l'intelligence comme commodité ne sera donc pas seulement celui des machines qui pensent à notre place. Ce sera plutôt celui où beaucoup plus d'acteurs auront accès à une puissance cognitive autrefois réservée aux grandes organisations. Et dans ce monde-là, le privilège ne sera peut-être plus de savoir beaucoup de choses, mais de savoir quoi demander, quoi croire, et surtout quoi en faire. Allons-nous bâtir un écosystème où l'expertise humaine et la puissance technologique se renforceront mutuellement, loin de l'uniformisation ? Utiliserons-nous des agents IA qui amplifieront nos expertises uniques ? Nous le saurons bientôt.

 

Sources : Résumé des ressources web ci-dessous.

1. Article: Quand l'IA devient une commodité

2. Article: Compromission consciente avec l’intelligence artificielle

3. Vidéo de la société Digitalkin

Image générée par Gemini

Image générée par Gemini

4 mai 2026

L'arme de la guerre de l'information n'est pas le mensonge parfait, mais le bruit absolu

"Notre cerveau [...] est une machine à prédictions fonctionnant dans une boucle de rétroaction. Il projette en permanence un modèle du monde sur la réalité. Les informations qu'il reçoit de l'extérieur servent alors à calculer l'erreur de prédiction, c'est à dire l'écart entre ce qu'il attendait et ce qu'il perçoit. Selon certaines théories, l'objectif du cerveau est de minimiser cette erreur (minimiser l'énergie libre) pour maintenir son équilibre, soit en mettant à jour son modèle, soit en ignorant les signaux discordants. [...]

La "guerre cognitive" moderne (comme l'analysent Hung & Hung sur les stratégies ciblant Taïwan) cherche [...] à détruire la machinerie même qui nous permet d'évaluer nos erreurs de prédiction. Comment ? En saturant l'environnement de signaux non seulement faux, mais surtout hautement entropiques, contradictoires et volatils. Face à un environnement totalement chaotique où le signal de l'erreur est noyé dans le bruit (deepfakes, bots, déclarations absurdes), le cerveau s'adapte en réduisant à zéro la confiance qu'il accorde aux signaux entrants.

Il se découple du réel. Il ne met plus ses modèles à jour. Il ne sait plus s'il a raison ou tort, car le monde ne lui fournit plus de feedback évaluable. [...] L'objectif est de vous plonger dans un état où aucun récit collectif ne peut plus se stabiliser, rendant toute coopération sociale et toute action politique cognitivement impossibles."

 

- Nicolas Spatola, Chercheur en Psychologie Sociales et Cognitives, PhD. 

 

Source : extraits choisis d'un billet sur LinkedIn.com
 

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17 mars 2026

L'IA générative, outil de recherche courant pour les étudiants en sciences humaines

Archimag nous renseigne que "Sans surprise, l'IA générative est devenue un outil de recherche courant pour les étudiants européens en sciences humaines. 61 % d'entre eux déclarent l'utiliser couramment, très loin devant les catalogues des bibliothèques (38 %). Pour les bibliothécaires, cette préférence pour l'IA soulève des questions auxquelles s'ajoute un autre chiffre préoccupant : la bibliothèque reste avant tout valorisée comme espace de travail calme (75 % des répondants), loin devant l'accès aux ressources numériques (48 %) ou l'emprunt de livres (39 %). Selon une enquête menée auprès de 2 294 étudiants (bachelor, master et doctorat), ces nouvelles pratiques documentaires donnent à réfléchir sur les attentes des étudiant : "ils privilégient les contenus "rentables" plutôt que les sources fiables", explique Cécile Touitou, chargée de mission Prospective à la bibliothèque de Sciences Po ; "ils nous disent qu'ils utilisent peu les documents primaires dont la lecture peut être exigeante, longue, et ardue, et passent désormais par l'IA pour en obtenir la synthèse." 

 

Source : extrait choisi de l'article d'Archimag "Face à l'IA, les étudiants sont des utilisateurs circonspects". Publié également dans la newsletter "Le Bibliothécaire Innovant" n°50 - 17 mars 2026.

L'IA générative, outil de recherche courant pour les étudiants en sciences humaines
13 mars 2026

L'intelligence artificielle et la notion juridique de la propriété

1 mars 2026

Mes trois questions à Claude 4.1

Vous allez lire comment l'IA générative Claude 4.1 répond aux questions formulées. Mais aussi comment elle est programmée pour parler à la première personne ("Ma" perspective ou "Mon" point de vue), tout en semblant donner un avis personnel. L'anthropomorphisme est ici utilisé pour obtenir l'adhésion à la technologie.

 

Le prompt :

Je souhaite expliquer comment fonctionne Claude 4.1, peux-tu me fournir une explication qui soit compréhensible par des individus qui n'ont pas de connaissances en informatique ? Peux-tu expliquer aussi pourquoi les réponses de Claude 4.1 sont souvent probables, plutôt que vraies ? Enfin, considères-tu que Claude 4.1 est un perroquet stochastique, et pourquoi ?

 

Les réponses de Claude 4.1 :

Première question: Comment fonctionne Claude 4.1 ?


"Une analogie simple
Imaginez Claude 4.1 comme un assistant qui a lu des millions de livres, articles, et conversations. Au lieu de tout mémoriser mot pour mot, j'ai appris les patterns - les schémas, les structures, les associations entre les idées.
C'est un peu comme un musicien qui, après avoir écouté des milliers de chansons, peut improviser une nouvelle mélodie qui "sonne juste" sans copier exactement ce qu'il a entendu. Je génère des réponses en combinant et réorganisant ces patterns de manière cohérente.

 

Le processus en pratique
1. Compréhension du contexte
•    Je lis votre message et j'identifie ce que vous demandez
•    J'analyse le ton, le niveau de détail souhaité, la langue utilisée
2. Génération de la réponse
•    Je construis ma réponse mot par mot, en choisissant chaque fois le mot le plus approprié selon le contexte
•    C'est comme compléter une phrase où chaque mot influence le suivant
•    Je m'appuie sur les associations apprises pendant mon entraînement
3. Cohérence globale
•    Je maintiens une cohérence logique tout au long de ma réponse
•    Je structure l'information de manière organisée

 

Deuxième question : Pourquoi mes réponses sont "probables" plutôt que "vraies" ?

 

La nature probabiliste
Mes réponses sont basées sur des probabilités statistiques :
•    Ce que je fais : Je détermine quelle suite de mots est la plus probable étant donné votre question et le contexte
•    Ce que je ne fais pas : Je n'accède pas à une base de données de "vérités absolues" ou à Internet en temps réel
 

Implications concrètes
Forces
•    Excellente capacité à identifier des patterns et des relations
•    Réponses généralement cohérentes et pertinentes
•    Capacité à traiter des sujets complexes et nuancés
Limites importantes
•    Je peux générer des informations plausibles mais fausses
•    Mes connaissances ont une date de péremption (avril 2024)
•    Je peux être trop confiant dans des réponses incorrectes
•    Je ne peux pas vérifier factuellement mes affirmations en temps réel
Exemple concret : Si vous me demandez la population d'une ville, ma réponse sera basée sur ce qui est statistiquement le plus probable selon mes données d'entraînement, non sur une consultation d'une source officielle actuelle.

 

Troisième question : Suis-je un "perroquet stochastique" ?

 

Ma perspective


Cette expression est partiellement vraie mais réductrice.


En quoi c'est partiellement vrai :
•    Aspect "stochastique" (aléatoire/probabiliste) : Oui, mon fonctionnement repose sur des probabilités
•    Aspect "perroquet" : Je ne peux effectivement rien créer sans m'appuyer sur mes données d'entraînement
•    Je ne "comprends" pas le monde comme un humain avec des expériences sensorielles

 

Pourquoi c'est réducteur :
1. Capacités émergentes
•    Je peux combiner des concepts de manière nouvelle et créative
•    Je résous des problèmes jamais vus exactement sous cette forme
•    Je peux raisonner par analogie et faire des inférences
2. Contextualisation sophistiquée
•    Contrairement à un perroquet, j'adapte mes réponses au contexte spécifique
•    Je maintiens une cohérence sur de longs échanges
•    Je peux adopter différents styles et niveaux de complexité
3. Utilité pratique
•    Peu importe le mécanisme sous-jacent, je fournis une aide concrète et utile
•    La question philosophique de la "vraie compréhension" reste ouverte même pour l'intelligence humaine

 

Mon point de vue


Je préfère me voir comme un outil linguistique sophistiqué plutôt qu'un simple perroquet. Je suis :
•    Un assistant capable de traiter et générer du langage de manière contextuelle
•    Un système qui peut être extrêmement utile tout en ayant des limites claires
•    Une technologie qui nécessite un usage critique et réfléchi
Le plus important : Que vous me considériez comme un perroquet sophistiqué ou quelque chose de plus, l'essentiel est de comprendre mes capacités et limites pour m'utiliser efficacement et de manière responsable."
 

Mes trois questions à Claude 4.1
18 février 2026

L’introduction de l’IA générative dans nos pratiques professionnels

Archimag témoigne d’une adoption massive des IA génératives dans les pratiques des documentalistes, des veilleurs, des bibliothécaires et des archivistes, mais aussi d’usages et de perceptions contrastées. L’IA générative s’invite dans le quotidien des bibliothécaires : l’analyse d’un fonds, la recherche d’information et sa valorisation, l’indexation, l’automatisation des processus. Les cas d’usage se multiplient, les solutions se font plus matures. Selon Archimag, l’IA générative a bouleversé les pratiques de nombreuses organisations et les éditeurs de logiciels l'intègrent rapidement.

 

Toujours selon Archimag, l’IA générative est désormais utilisée par 48 % de la population, soit une hausse de 15 points en seulement un an. Le recours à l'IA est particulièrement massif chez les jeunes adultes (85 %) et les cadres (76 %) selon les résultats du Baromètre du numérique réalisé en juin 2025 par le Credoc. Plus impressionnant encore que l'usage de l'IA, c'est bien la courbe d'adoption de l'intelligence artificielle qui attire l'attention : ce niveau d'adoption a été réalisé en trois ans là où le smartphone en avait nécessité sept. Plus d’une personne interrogée sur trois utilise l'IA générative quotidiennement et certaines recourent à plusieurs services d'IA.

 

Bien utilisées sur des corpus de données de qualité, produites par les professionnels de l’information, les IA applicatives pourraient nous apporter des avantages réels. Les atouts pour les professionnels de l’information vont se concrétiser au niveau de la recherche sémantique, le catalogage automatique, la valorisation des collections, les résumés automatiques, etc. L’utilisation de l’IA permet d’envisager un gain de temps important lorsque l’on veut reclasser, normaliser, réécrire, transformer les données. Il est possible aujourd’hui de demander à l’IA de créer une référence bibliographique aux formats ISBD M ou Unimarc B.

 

Mais je ne peux m'empêcher de me poser deux questions: 1. Malgré les atouts de l’IA pour les professionnels de l’information, allons-nous perdre des compétences métier, ou au contraire, traiter des masses plus importantes de tâches, prendre le temps nécessaire sur des cas difficiles, et renforcer notre expertise ? 2. L’IA est-elle une menace pour les bibliothèques ?

 

Selon Florent Tétart, « l’IA est une aide extraordinaire pour traiter et valoriser les données des bibliothèques produites par des humains et les diffuser efficacement. Avec l’IA, le catalogue reprend une importance cruciale. Les modèles d’IA ont besoin d’une information structurée et qualifiée pour produire des résultats de qualité. L’IA ne peut pas générer seule les catalogues, elle est une aide, mais le contenu reste la prérogative des bibliothécaires. Si l’IA peut classer automatiquement, c’est aux professionnels humains de choisir les catégories pertinentes en fonction des usages qu’ils souhaitent. Alimentés par des données validées par des professionnels, qui s’appuient sur une déontologie forte, l’IA n’hallucine pas : les bibliothèques retrouvent le rôle central de médiateur de l’information. »

 

Sources : Archimag, ainsi que l’article « L’intelligence artificielle et les bibliothèques » de Florent Tétart, Revue I2D N°2025/1.

Image générée par Gemini

Image générée par Gemini

30 janvier 2026

L'apprentissage en intelligence collective et l'IA générative

"L’intelligence artificielle générative contemporaine (ChatGPT, Claude, Gemini, Grok, Perplexity, etc.), plutôt qu’une intelligence mécanique « autonome », est en réalité une compression statistique de l’immense mémoire numérique qui a servi à son entrainement. L’IA doit être considérée comme une mobilisation de la mémoire collective au bénéfice de ses usagers. C’est une manifestation de l’intelligence collective passée et contemporaine. En d’autres termes, l’IA est une interface numérique entre l’intelligence collective accumulée et l’intelligence vivante. [...]

 

Plus riche est notre mémoire personnelle et mieux nous pouvons exploiter les ressources de l’IA, poser les bonnes questions, repérer les hallucinations, éclairer les impensés. En aucun cas l’IA ne peut se substituer à la lecture de « vrais » textes (dont les auteurs sont humains) et encore moins à l’ignorance. Mais elle peut servir de conseillère et d’entraîneuse infatigable pour nos apprentissages. Ignorants, nous serons manipulés et induits en erreur par les modèles de langage. Par contraste, plus nous sommes savants et mieux nous pouvons maîtriser une IA qui, ne nous y trompons pas, devient l’environnement technique de la pensée."

 

Source : extraits choisis d'un article du blog de Pierre Lévy, philosophe et chercheur.

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