FH_RECENT_TRAININGS_MindMap_CVIl est commun d'entendre que nos DRH ont peu de temps pour lire les CV qu'ils reçoivent. Typiquement, le document n'a pas plus de deux pages et il est important de bien mettre en évidence ses atouts : trouver une accroche pour commencer, mettre les mots-clés en gras, bien aérer le texte, utiliser des cadres, etc. Voilà quelques idées pour mettre en valeur son parcours professionnel. Mais un CV reste un document linéaire et doit être lu ligne par ligne. Il nécessite une attention plus grande qu'une page web que l'on a souvent tendance à balayer du regard, tout en essayant d'en saisir le contenu le plus vite possible.

Et si c'était plutôt un problème de format ? Pourquoi ne pas trouver un support de lecture plus visuel, plus immédiat. Un support dont les mots-clés, répartis sur une seule page, nous frapperaient par leur impact ? Je veux parler d'une carte mentale ou mind map. Disposer ses compétences-clés tout autour d'un point central pour mieux accrocher l'intérêt du recruteur. Voilà une présentation plus percutante qui pourrait séduire par sa pertinence et son originalité, qu'en pensez-vous ?

La carte mentale-CV et ses 10 atouts

1. En 1 coup d'oeil. Associant mots et graphismes, la carte mentale se présente sur une seule page. Par la mise en valeur de ces mots et des idées associées, elle est une synthèse visuelle de ce qu'il est essentiel de retenir. Plus claire qu'un CV et plus souple par nature, la carte mentale-CV constitue aussi un support favorisant l'expression de vos idées lors d'exposés ou lors d'entretiens avec un recruteur.

2. Mettre en valeur. Faites ressortir vos informations ou mots-clés par des couleurs, surligner les mots importants, augmenter la taille des caractères pour augmenter l'impact, ajouter des images ou des dessins pour exprimer des idées, etc. Bref, utilisez votre sens artistique à dessein !

3. Servir votre objectif. En partant de l'effet recherché chez votre interlocuteur, vous serez amené à disposer les informations de la manière la plus adéquate pour atteindre votre objectif. Par exemple, si vous désirez travailler dans le secteur informatique, vous privilégierez les informations correspondantes issues de vos études, formations ou centres d'intérêt, au détriment des autres. Par la même occasion, vous ferez montre de cohérence.    

4. Montrer de la cohérence. Ceci est, selon moi, l'atout le plus important de la carte mentale-CV. Contrairement à un curriculum où les différentes étapes de votre parcours s'enchaînent chronologiquement, la carte mentale-CV vous donne l'occasion de regrouper expériences, formations et centres d'intérêt pour démontrer cohérence, pertinence et lignes de force dans votre vie professionnelle.

5. Organiser l'information à volonté. Vous pouvez présenter le contenu selon différents points de vue. Par exemple, le premier niveau de l'arborescence pourrait reprendre vos expériences concrètes et aboutir aux sociétés que vous avez fréquentées. D'autres exemples sont possibles partant du premier niveau de l'arborescence vers des sous-niveaux où l'information est plus détaillée.

6. Lier personnalité et parcours professionnel. Dans un souci de complétude, vous pourriez combiner votre personnalité (qualités humaines, centres d'intérêt) avec vos expériences et compétences acquises au travail. Ces deux types d'information, présentes sur des branches séparées, ne choquent pas au sein d'une même carte. Pour preuve, voyez la carte mentale-CV de Tony Buzan.

7. Aller plus loin. Vous êtes libre de présenter le niveau de détail que vous désirez. En effet, la carte mentale-CV permet de donner plus d'informations qu'un CV classique, à condition de limiter le nombre de mots-clés. Car attention de ne pas tomber dans la surenchère. Rappelez-vous que la carte mentale-CV vise la clarté en mettant en valeur l'essentiel. A vous de trouver le bon équilibre qui vous permettra d'atteindre votre objectif.

8. Se libérer des canevas. Le CV classique a une structure de contenu assez figée. Cette structure standardisée aide au traitement de l'information par les recruteurs. Sortez du lot et partagez plus d'information en emmenant votre interlocuteur avec vous dans votre cheminement de pensée.

9. Informer plus efficacement. Dans le cas où votre interlocuteur n'est pas très familier avec les activités spécifiques à votre métier, pourquoi ne pas prévoir une carte mentale dédiée ? Vous avez suivi de nombreuses formations grâce à votre entreprise ou vous aimez apprendre par vous-même, n'hésitez pas à reprendre ces informations sur une carte mentale (voir l'illustration de ce billet). 

10. Prendre de la hauteur. Lors de la création de cette carte mentale-CV, vous constaterez plusieurs choses : un centre d'intérêt ou une activité qui se répète tout au long de votre parcours, des liens porteurs de sens qui traversent votre carrière. Ces croisements, qui apparaissent souvent entre centres d'intérêt et choix d'activité, vont apparaître plus clairement. Une opportunité pour prendre du recul et mieux communiquer sur votre identité et vos choix.

Si vous tirez parti des 10 points développés plus haut, votre carte mentale-CV vous apportera une plus-value par rapport à un CV traditionnel (qu'il convient bien sûr de soigner et de fournir d'abord au recruteur). Vous attirerez l'attention sur vous par l'impact des informations fournies, ainsi que par l'originalité de votre démarche. Dernier conseil, pensez à dater votre carte mentale et y ajouter votre nom.

Bien sûr, la Carte-Mentale-CV n'est pas une idée nouvelle, les aficionados de Tony Buzan (lien YouTube) connaissent de nombreux exemples disponibles sur le web. Parmi ceux-ci, la carte de Tony Buzan lui-même, mais aussi celle de Hilde Jaspaert ou de Emmanuel Gabbud. Vous trouverez des exemples de carte mentale-CV sur le blog Serial Mapper.

Pour terminer, je renseigne ici le billet qu'un de mes amis de Brainsfeed, Pierre-Yves Debliquy, a consacré à mon article. Possédant une expérience dans ce domaine, il donne quelques mises en garde et conseils complémentaires à suivre. Serial Mapper consacre également un billet à mon article, plus bas vous lirez avec intérêt le commentaire de Brigitte Roujol.